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L'Historique:

Saint-Liguori est une municipalité de 1936 habitants en 2007.

Table des matières:

Il était une fois...

Les moulins

Saint-Liguori et son clocher

Les écoles

Le couvent

Les autres écoles

Presbytère

Camp Notre-Dame

Les commerces

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IL ÉTAIT UNE FOIS...

Le 16 octobre 1766, quelques familles acadiennes venues de la Nouvelle-Angleterre où elles étaient en exil depuis 11 ans, s'établissent à l'Assomption. Le curé met à leur disposition une grange spacieuse. Formant un total d'une cinquantaine de familles, un convoi se forme pour être conduit vers les «belles plaines couvertes d'érables». Les colons appellent ce nouveau coin de pays la Nouvelle Acadie.

Transplantés sur cette terre de prédilection par un prêtre dévoué, M. Jacques Degeay, les colons sensibles et reconnaissants veulent immortaliser sa mémoire en donnant à leur nouvelle paroisse le nom de Saint-Jacques. La superficie du territoire s'étend maintenant à 16,045 arpents et déjà quelques familles se dirigent du côté du nord-ouest, s'arrêtant aux bords d'une rivière communément désignée sous le nom de Lac Ouareau... Et sur ces bords, par la cognée de nos braves se formera une autre de nos bonnes paroisses canadiennes que l'on placera sous la vocable de Saint Alphonse de Liguori.*

*Alphonse de Liguori: Docteur de l'Église né en 1696, mort en 1787. Il fonda l'Ordre des Rédemptoristes et mena une vie exemplaire. Canonisé en 1830 par le pape Grégoire XVI, il fut choisi par Mgr Bourget, comme patron du nouveau village qui se détachait de Saint-Jacques.

Propriétaires de vastes domaines, les Sulpiciens devaient concéder des fiefs à tous ceux qui voulaient défricher le sol. Construisant un moulin pour le besoin des colons, les seigneurs prélevaient une rente de dix «deniers tournois» (environ un sous) et d'un demi minot de blé pour chaque vingt arpents de terre concédés. En retour, les colons ou «censitaires» s'engageaient à coloniser le sol, à le cultiver et à faire moudre leur grain au moulin seigneurial.

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LES MOULINS

Le premier moulin, appelé moulin banal, est élevé par les Sulpiciens en 1819. C'est un moulin de pierre solide d'une dimension respectable de cent pieds par soixante.

En 1833, le toit fut transformé par un cultivateur charpentier, M. José Ratelle. C'était le centre de toutes les activités. Souvent les meules tournaient le jour et la nuit et des colons devaient attendre au lendemain pour «avoir leur tour».

Il fut l'objet de bien des transactions. Tour à tour propriété des Sulpiciens, de MM. Demers, Beauregard et Goulet, Gilmour & Anderson, il passa aux Richard, à Ernest Grubb puis retour à la famille Richard. Le feu fit aussi des ravages en 1928. Même en ruines, c'est tout de même le seul témoin du labeur de nos pionniers...

De l'autre côté de la rivière, il y en avait un autre, propriété de MM Alexis Bourgeois et Antoine Leblanc. Il fut en opération de 1836 à 1861.

Un peu en arrière du moulin banal, il y avait le moulin à carder destiné à l'industrie de la laine. Il fut construit par M. Henry Anderson. Il fonctionna pour le mieux jusqu'en 1871 alors qu'un désastreux incendie le réduisit en cendre.

Il ne faut pas oublier, non plus, le moulin à scie que M. Jean-Baptiste Demers a fait construire pour lui-même. Vers 1850 il était déménagé sur le canal entre le moulin banal et le moulin à cardes puis fixé de l'autre côté de la rivière sur l'emplacement de MM. Bourgeois et Leblanc.

M. Joseph Bro l'acheta en 1867 suivi de M. Luc Arpin et Édouard Fisk de Joliette qui en transporta le mécanisme aux Dalles sur la rivière Ouareau.

Il y a eu aussi un moulin à scie à Montcalm, sur la rivière Rouge, construit par MM. Firmin Dugas, Isaac Dugas et Pierre Richard. Cinq ans plus tard, M. Firmin Dugas construisait son moulin à farine. Ces deux moulins offraient des services aux habitants du canton jusque vers 1889, date où ils furent délaissés. Ils furent vendus à des frères Lord, cousins des premiers propriétaires qui ont rebâti les deux moulins au complet et ont creusé un canal sur une distance de sept arpents pour y conduire l'eau de la rivière Rouge. En 1902, les moulins étaient de nouveau en opération.

Vers 1850, il y avait cinq moulins à scie, trois moulins à farine et un moulin à cardes à Saint-Liguori. Impressionnant, n'est-ce pas ? Il y avait beaucoup d'activités dans le secteur et on voulait se distinguer et s'identifier !

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SAINT-LIGUORI ET SON CLOCHER

Une première requête est adressée à Mgr Bourget le 11 février 1848 pour ériger une église sur le territoire actuel de Saint-Liguori. Signée par soixante-seize tenanciers, la requête souligne le fait que sept milles séparent les colons du Lac Ouareau du centre de Saint-Jacques. Au printemps et à l'automne, les chemins sont impraticables. On ne peut envoyer les enfants à l'instruction religieuse et c'est presque impossible d'y transporter les nouveaux nés pour le baptême, les défunts pour la sépulture et d'y accomplir ses devoirs religieux.

On demande donc de former une paroisse indépendante.

Le 29 avril 1852, cent vingt-quatre habitants apposent leur signature au bas d'une dernière requête qui obtiendra gain de cause... tout de suite après Saint-Alexis. Il est reconnu que le détachement de ces deux paroisses a fortement ébranlé la vigueur du bon curé Paré de Saint-Jacques.

La croix préparée par les fidèles est apportée par M. Gilbert Brisson et plantée le 29 juin 1852 par le chanoine Pinsonneault à l'endroit où sera fixé irrévocablement le site de la nouvelle église.

Là, comme ailleurs, les idées seront différentes, quelques-uns veulent l'église sur la rive nord de la rivière, d'autres au bas du «Lac Ouareau» sur la ferme qu'occupent Annie Perreault et Philippe Desjardins.

Une fois le projet d'église en marche, chacun coopère pour la bâtir. En 1852, la petite église de bois est prête à servir au culte et M. Joseph Perreault, vicaire de Saint-Jacques est le premier curé à résider à Saint-Liguori. La première année, il n'y a ni banc ni jubé, chaque paroissien doit se payer le luxe d'un siège portatif. L'église s'enrichit un peu grâce à la paroisse de Saint-Paul qui nous fait bénéficier de ses «mis de côté» par leurs propres rénovations: chaire, armoires et jubé.

Un des premiers soins du curé Perreault fut de procurer une cloche à la paroisse. Coulée à la manufacture de Troy, É.U. elle se balancera au clocher jusqu'en 1890.

Les paroissiens demandent une église de pierre dès 1880. On fait des paiements de répartition jusqu'en 1894 pour atteindre la somme de 21 000 dollars. La pierre sera extraite du lit de la rivière Ouareau. Vers la fin de 1890, l'église terminée, l'ancien curé M. Prosper Beaudry, préside la cérémonie de bénédiction. La petite cloche de l'ancienne chapelle est reportée au clocher neuf. On fait l'acquisition d'un carillon de trois cloches provenant des manufactures de Londres.

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LES ÉCOLES

Au début, il n'y a qu'une seule école, celle du village, établie en 1840 par M. le curé Paré. Dominant les rapides et le pont, l'école offrait aux enfants, un site des plus charmants. Elle reçut une centaine de garçons et filles réunis, jusqu'à l'arrivée de quatre religieuses en 1869. Celles-ci s'installèrent dans la maison actuelle de M. Daniel Péloquin, en face de du centre d'accueil. Dès lors, les filles allèrent au couvent et l'école ne reçut plus que les garçons jusqu'en septembre 1945 où les garçons de 1ère, 2e et 3e furent reçus au couvent.

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LE COUVENT

Les religieuses arrivent à Saint-Liguori en 1869. Elles sont quatre de la communauté des religieuses de Sainte-Croix. Elles emménagent bientôt à la «maison rouge», le premier couvent. On l'appelait ainsi à cause de sa couleur extérieur. Le 23 mars 1869, le couvent ouvre ses portes à douze pensionnaires et trente-six externes. Le groupe de jeunes filles le fréquentant, se développait prodigieusement et les vocations religieuses se multipliaient. Le besoin d'une maison plus vaste devenait plus pressant.

Les travaux débutent en 1873. Toute la pierre a été extraite de la rivière, près de la grande île, avec des chevaux, des voitures et des outils... solides. Les travaux ont duré dix-huit mois. En novembre 1874, le couvent fut solennellement dédié à Saint-Joseph. Les religieuses et les élèves l'envahissent avant même qu'il ne soit béni.

En 1897, on installe un chauffage à eau chaude en même temps que la construction d'une cuisine et d'une dépendance.

En 1901, les démarches pour un agrandissement sont acceptées. Bientôt, on voit les fondations d'un édifice de 70 pieds par 25 pieds de deux étages de 11 pieds chacun.

En juillet 1906, Les Lord de Montcalm installaient un moulin à vent à l'arrière du couvent pour remplacer le pompage de l'eau nécessaire. Le lendemain, le vent soufflait et tous les réservoirs se sont remplis... on criait presque au miracle...!

Un feu s'est déclaré en février 1917 en face du couvent alors plein de pensionnaires endormies. C'est le tumulte mais il n'y a aucune victime.

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LES AUTRES ÉCOLES

La deuxième école fut fondée en 1854 à la suite de l'annexion d'une partie de Rawdon. Celle du rang double en 1853, l'école du rang d'En Bas (aujourd'hui rang de l'église) fut bâtie en 1858, le couvent en 1869 puis l'école du canton de Rawdon en 1906 et celle de la rivière Côté Nord en 1908.

Le couvent fermera ses portes en 1962, faute d'élèves. Les religieuses de Sainte-Croix y ont enseigné pendant plus de 90 ans.

C'est M. Armand Marchand qui sauvera la bâtisse en lui donnant une autre vocation que l'enseignement.

Vers 1960, le besoin d'une école primaire devenait criant. On a donc acheté un terrain de la fabrique et la firme L'Archevêque et Rivest a eu la responsabilité de la construction de l'école Saint-Joseph sous la présidence de M. Joseph Gagnon. L'École fut inaugurée en 1965. Au début des années 1970, il fut question de la fermer à cause du peu d'élèves de chaque niveau. Un comité fut formé pour s'opposer à cette décision. Mme Monique Boucher et M. Gérard Grenier faisaient partie de ce comité. En 2001, nous avions sept groupes scolaires et elle roule à pleine capacité.

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PRESBYTÈRE

Il ne fut pas question de bâtir un presbytère avant 1858. Les prêtres résidaient dans les maisons disponibles. Le premier fut achevé en 1860 par M. Narcisse Goulet non sans avoir suscité de nombreux problèmes financiers. Une cuisine extérieure était projetée mais elle ne fut jamais réalisée. M. Barrette s'est occupé d'améliorer son terrain et il planta de magnifiques pommiers qui embaumaient l'air tous les printemps.

En 1901, la bâtisse demande une restauration très importante. Mgr Bruchési recommande la construction d'un nouveau presbytère. Le contrat fut octroyé à M. Dostaler pour le montant de 6,780 dollars. La bâtisse aurait deux étages, lambrissée en briques et serait chauffée par un système à l'eau chaude.

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CAMP NOTRE-DAME

Cette colonie de vacances est une oeuvre des pères Franciscains. C'est à l'été 1941 que le père Archange Godbout, fondait le Camp Notre-Dame de Montréal. Il était aidé dans cette oeuvre par le Réveil Féminin Catholique qui resta propriétaire du terrain jusqu'en 1959, alors que le camp fut cédé définitivement aux Franciscains. Ce camp de jeunes situé sur un site magnifique est accrédité depuis 1968 par l'Association des Camps du Québec inc. et le ministère de l'Éducation du Québec. Complètement laïque maintenant, il accueille, hiver comme été, des groupes, des familles, des classes d'enfants, des chorales. En 2006, le Camp Notre-Dame est vendu à Évangéline Michaud et Raymond Gaudet qui commencèrent leur projet d'auberge et de golf en 2007

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LES COMMERCES

Depuis toujours, il y a eu des entreprises familiales à Saint-Liguori. Au village, la boulangerie Marin-Mayer répandait la bonne odeur de cuisson et nous régalait avec ses «crème pufs» et autres bons desserts. Les personnes les plus âgées se rappellent du magasin général, des cordonniers, de la meunerie, des ferblantiers... Il y avait une pompe à essence devant le restaurant du village. Le boucher et le laitier transportaient et vendaient leur marchandise à travers la municipalité. Mme Parent avait un commerce de linge en coupons sur la rue Principale. Il y eu plusieurs autres commerces dans le village, ça bougeait à Saint-Liguori.

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La localisation:

Municipalité de Saint-Liguori

750, rue principale
Saint-Liguori, (Québec)
J0K 2X0

Tél.: 450 753-3570
Courriel: info@saint-liguori.com

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